Oui c'est très calme ce soir. La couture du cœur. Effronterie banale, gamine. Pour parfaire la détresse il suffit de peu et c'est dans ce creux toujours qu'on a un sûr refuge.
Moi ça va.
Sept mensonges.
Et puis prendre le temps pendant qu'il nous encule.
Moi ça va.
Car c'est très calme ce soir. La couture du cœur.
Répète sept fois comme si c'était un mantra, une formule magique, une incompréhensible litanie qui quelque part est déchiffrée par de nombreux espions et même par un Prophète.
Et toi, ça va?
Car c'est très calme ce soir. C'est très silencieux. Une nuit où les sapins poussent de mille épines.
Moi ça va.
Sept mensonges.
Refusant la réussite, le très peu calibré faune n'a plus qu'à tituber dans la vie et chérir son inutilité pour ce qu'elle permet encore, magiquement, de silence et d'aide altruiste. Par défaut.
Autour des étoiles qui pivotent le cœur (cette couture) se défausse d'une main pleine de cartes sanglantes et émues. Le regard teinté de honte des autres : à double tranchant, un pour chaque œil.
Mais qu'est-ce que ce Vide où l'on n'arrive pas à se cacher?
Moi ça va.
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