Le nid antique.
Dans un petit espace où le Tout tiendrait à l'aise,
Une faille une perle un mystère et un rêve
Dessinent dans le noir des arabesques folles
Où se perdent les songes les douleurs et les normes.
Les lois physiques s'enlisent dans une temporelle ère,
Les rires ne dérangent plus les poètes aux doux cils.
Le vent ne souffle pas ; il caresse et redresse
Le Néant tout à fait tiède, tout à fait froid.
Il n'y a plus de corbeaux et il n'y a plus de toît
La cheminée est vide et au loin les cendres virevoltent.
Un scarabé danse d'une danse tzigane, et vibre.
La lune est en retard et de trois quarts s'envole.
Tout l'espace passe sous les pas du Petit.
Rien qui ne trépasse ; il n'y a rien qui vive.
Les seins de Cybèle à côté d'Orion ivre
Délivrent le doux lait de l'éternel oubli
Un Magma coule dans les veines de l'univers.
Une parcelle d'une parcelle de goutte,
Du ciel,
Vient de tomber
Dans ma cervelle.
1 commentaire:
Celui là est peut-être le meilleur à mon goût, car quand je le lis, j'ai l'impression qu'une petite voix chante dans ma tête...
Bonne continuation.
Une Adeline de passage.
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