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mardi 24 décembre 2013

J'ai effacé mes corps usés.


Monologue esseulé à la seule place qui convient, je : particule verbale un peu
 superflue, encore là, de trop.
N'évacuant pas les poses restent
les combats de sel de sang et d'or absent.
Tu recules assouplie assombrie et qui reste
qui reste encore?
Sûrement pas moi, amours multiples et dépassés, amours à tête chercheuse coupée, on accumule mais quoi?


Il reste une trace maudite.


Qu'on en étale en pâte souple sur le dos et les vertèbres, il reste un don volé à l'Autre qui espère
 ô qui espère...
 Et s'enflent les voix des possibles,
 les miens les miennes
 me tourmentent. Que ne contournerais-je, la maison...


Mes blessures se plissent, regarde, ce n'est pas un blague, je dissous l'esthétique et reste avec une vieille dague peu affutée qui voudrait bien aller se planter droit dans le soleil.


Nous traverserons nos enfers puisqu'il le faut, nous grimperons les escaliers, nous nous prendrons les pieds dans tous les tapis, poussiéreux ou non, nous transpercerons les lances en y empalant nos corps et nos culs s'il le faut, nous continuerons puisque c'est ainsi, nous défierons l'éternité depuis la position florale, même en hiver, surtout en hiver. Nous traversons les flammes ivres de notre orgueil grillée puisqu'il le faut.
Mais, remercier?...

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