Parnassiens de passage, sache que ta sage bricole ornée, travaillée,
bouclée sur elle-même, sache que ta douceur des langues coule dans ma bouche
comme un nectar, coule dans mon gosier comme quelque chose qui coulerait bien,
quelque chose de bien qui coulerait de même, sache que si je dis connard et si
je lache les rênes et si je lèche les reines c'est que le centre du labyrinthe
ne m'appelle pas et que les énigmes que je ne résous pas sont les seules où
j'habite encore. Elles sont nombreuses grâce à toi, Parnassien étrange, loufoque
absence de loufoquerie, toi qui a pu croire à de l'harmonie. Celui qui m'a fait
croire à de l'harmonie n'a souvent fait que l'art-momie, et ne ris pas, ne me
dis pas Parnassien que mon art-à-rire ne partage pas avec toi quelques unes de
tes armoiries, les sons nous tirent par le bout du nez, mon oreille est plus
faible, mais mon nez est plus long. Je voudrais défricher des trucs, de grands
trucs, avec de petits outils. J'aime ce que tu fais, ainé des doutes et des
rêves, mais je voudrais aussi châtier un peu cette beauté qui m'évite. Je
voudrais tordre le coup aux images et finir pourave et heureux comme un poux
dans la chevelure de la poésie, assez vaste qu'elle est, cette tignasse, pour
qu'on m'ignore en paix dans mon coin qu'on m'y laisse qu'on m'y oublie pendant
que dehors_dedans_partout la grosse machine ontologique tonne.
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